Une chaussure trop juste ne se voit pas en magasin. Le problème apparaît après plusieurs sorties longues : le pied a gonflé, il glisse vers l'avant dans les descentes, et la marge qui suffisait à l'essayage ne suffit plus. C'est la première cause de retour sur une chaussure de running, devant le choix du modèle lui-même, et elle se règle avec une feuille de papier et cinq minutes.
Quelle pointure choisir pour ses chaussures de running ?
Comptez environ un demi-centimètre de vide devant le gros orteil, chaussure lacée et pied en charge. Le pied gonfle à l'effort et glisse vers l'avant dans les descentes : la plupart des coureurs se retrouvent une demi-taille au-dessus de leur pointure de ville. En trail, la marge passe souvent à une pointure entière. C'est la longueur en centimètres qui fait foi, pas le chiffre affiché sur la boîte.
Deux phénomènes se cumulent pendant l'effort et expliquent la règle de la demi-pointure.
Le pied gonfle. La circulation sanguine augmente, les tissus se dilatent, et le volume gagne quelques millimètres après une heure de course.
Le pied avance aussi : il glisse vers l'avant de la chaussure à chaque appui en descente, et sans marge les orteils viennent buter contre la pointe.
D'où la règle admise par toutes les marques : environ un demi-centimètre de vide devant le gros orteil, chaussure lacée, pied en charge.
Oubliez votre taille de ville. C'est une convention commerciale qui varie d'un fabricant à l'autre, et elle ne vous dit rien de la longueur réelle de votre pied.
Posez une feuille contre un mur. Talon au mur, tracez un trait au bout du plus long orteil, qui n'est pas toujours le gros. Mesurez en centimètres, puis ajoutez le demi-centimètre de marge.
Faites-le en fin de journée, pied déjà un peu gonflé, avec les chaussettes que vous portez pour courir. Et mesurez les deux pieds : un écart de trois ou quatre millimètres est banal, c'est le plus grand qui décide.
Reportez enfin ce chiffre sur la table de la marque. C'est la longueur en centimètres qui fait foi, pas la pointure.
Beaucoup de coureurs se retrouvent une demi-taille au-dessus de leur pointure de ville. Certaines marques déclinent aussi des tiers de pointure, ce qui permet d'ajuster plus finement.
Le problème, c'est que beaucoup d'outils confondent le 38 et le 38 ½. Vous demandez du 38, vous recevez les deux, et l'une des deux ira mal. Notre filtre de pointure les sépare au lieu de les regrouper.
Le tableau ci-dessous donne la pointure européenne correspondant à une longueur de pied mesurée, marge de running comprise. C'est un repère de départ, chaque marque publiant ensuite sa propre table.
| Longueur de pied mesurée | Pointure running conseillée | Pointure de ville habituelle |
|---|---|---|
| 23,5 cm | 38 à 38 ½ | 37 à 37 ½ |
| 24,5 cm | 39 à 40 | 38 à 39 |
| 25,5 cm | 40 ½ à 41 | 40 |
| 26,5 cm | 42 à 42 ½ | 41 |
| 27,5 cm | 43 à 43 ½ | 42 |
| 28,5 cm | 44 ½ à 45 | 43 ½ |
| 29,5 cm | 46 à 46 ½ | 45 |
L'écart d'une demi à une pointure entière avec votre taille de ville est normal, et il se vérifie chez la grande majorité des coureurs.
Une pointure décrit une longueur. Le volume, lui, se joue sur la largeur à l'avant-pied et sur la hauteur du coup de pied, et c'est souvent là que le problème se situe.
Plusieurs marques déclinent leurs modèles en largeurs, généralement notées 2E ou 4E pour les versions larges chez les fabricants américains. Quand cette déclinaison existe, elle répond bien mieux au problème que de prendre une pointure au-dessus : la chaussure devient alors trop longue sans devenir plus large, et le pied glisse.
Si vous avez besoin de largeur, cherchez la version large du modèle plutôt qu'un autre modèle. Le chaussant reste le même, seule l'empeigne change.
La pointure ne décrit qu'une longueur. Elle ne dit rien du volume, qui pose pourtant plus souvent problème.
Certaines marques dessinent un avant-pied étroit, d'autres un avant large où les orteils s'écartent librement. À longueur égale, la sensation n'a rien à voir. La hauteur du coup de pied joue aussi : un pied épais sera serré dans une chaussure basse de volume, même à la bonne longueur, et le laçage ne rattrapera pas tout.
C'est pour cette raison qu'un essai en magasin reste irremplaçable quand vous changez de marque.
En trail, la marge passe souvent à une pointure entière, parfois davantage sur les longues distances.
La raison tient aux descentes. Un sentier qui plonge pendant vingt minutes envoie le pied contre l'avant de la chaussure à chaque foulée, bien plus violemment qu'un faux plat sur route. Sur les épreuves très longues, le pied gonfle en plus de façon durable.
Ils apparaissent rarement le premier jour, ce qui rend le diagnostic difficile.
Un modèle peut se décliner en trente coloris et n'exister qu'en pointures entières chez l'offre la moins chère. Sur une même référence, l'écart entre sites atteint 21,67 € en moyenne, mais il ne compte que pour ceux qui ont votre pointure en stock.
Le tableau des offres de chaque fiche produit indique la disponibilité par pointure, offre par offre. Regardez-le avant de comparer les prix, et non l'inverse.
Mesurez votre pied une fois, notez la longueur en centimètres, et servez-vous en pour toutes vos marques. Ajoutez un demi-centimètre sur route, une pointure entière en trail.
Essayez en fin de journée, avec vos chaussettes de course, et vérifiez la disponibilité de votre taille avant de regarder le prix.
Une demi-pointure suffit sur route dans la majorité des cas. Passez à une pointure entière en trail, à cause des descentes qui projettent le pied vers l'avant, et sur les épreuves très longues où le gonflement devient durable.
Quatre signes le disent : l'ongle du gros orteil qui noircit, des ampoules au bout des orteils, des fourmillements dans l'avant-pied, et une gêne qui apparaît après quarante minutes alors que tout allait bien au départ.
Non. La pointure est une convention commerciale qui varie d'un fabricant à l'autre. Seule la longueur en centimètres fait foi, et c'est elle qu'il faut reporter sur la table de chaque marque.
En fin de journée, pied déjà un peu gonflé, avec les chaussettes que vous portez pour courir. Un essayage le matin sur un pied reposé fait sous-estimer la taille nécessaire.
Ils permettent d'ajuster plus finement quand vous tombez entre deux tailles. Leur limite est la disponibilité : ces déclinaisons sortent des stocks plus vite et se trouvent sur moins d'offres.